Départ de Glencore, relance de l’activité minière et repreneur en vue. Des avancées se profilent pour l’usine du Nord, à l’arrêt depuis deux ans. Le point avec Karl Therby, PDG de la Société minière du Sud Pacifique (SMSP), actionnaire majoritaire de Koniambo Nickel.
Le groupe chinois Lygend Resources a déposé une offre de rachat des parts de Glencore (49%) dans KNS. Il se dit que les choses sont bien parties. Vous confirmez ?
L’offre était en discussion depuis mars, mais la version définitive et signée par Lygend Resources a été reçue fin avril. Il est plus juste de parler d’offre engageante. Je confirme que les choses sont en bonne voie, mais comme à mon habitude, et par respect aussi pour toutes nos équipes et particulièrement celles de KNS qui sont « sorties » entre février et septembre 2024, je tiens à le préciser : rien n’est encore définitif.
L’offre est-elle toujours à l’étude ? Jusqu’à quand tient-elle ?
Elle est toujours à l’étude. Ell est valable trois mois. Si elle est acceptée, elle ouvrira la porte à une période d’exclusivité de six mois demandée par Lygend afin de finaliser leurs études techniques et financières et de rédiger la documentation juridique. C’est un groupe coté en bourse. C’est aussi une des raisons pour lesquelles la question de la confidentialité dans ce type de discussion est fondamentale.
Quand la SMSP pense-t-elle pouvoir donner une réponse ?
Pour ce qui est du délai, je préfère ne rien annoncer dans l’immédiat. Nous devons bien analyser cette proposition et la discuter avec Lygend. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, le sujet est important.
Les fondamentaux de la province Nord et de la SMSP sont-il respectés ?
Oui, c’est mon mandat et je n’y déroge pas. Que cela soit le respect de l’environnement, l’emploi local, la transformation métallurgique locale, ces éléments sont bien présents dans l’offre. Une offre qui franchement tient la route. On a encore besoin d’échanger sur quelques points avec Lygend, de voir avec nos administrateurs si cela peut leur convenir. Et puis on avancera
Vers quel type de reprise vous orientez-vous ? Quelles sont les conditions posées par l’acheteur ?
Sur le moyen terme, il s’agira évidemment de la mine et de l’usine. Ce n’est pas mon mandat ni ma conviction de repartir pour seulement la mine. Je dis « moyen terme » car les temps pour redémarrer la mine et l’usine ne sont pas les mêmes. En effet, quel que soit le procédé proposé par le futur partenaire, il y aura de toute façon une période de travaux pendant laquelle la SMSP souhaite que KNS reprenne la mine afin de récréer de l’emploi et de l’activité sur site. Pour ce qui est des conditions, je le rappelle, ces discussions sont soumises à confidentialité, d’autant plus que Lygend est un groupe coté en bourse. Mais ce n’est un mystère pour personne que le sujet du coût de l’énergie reste un point clé de discussion.
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Légende photo : Pour Karl Therby, PDG de la SMSP, l’objectif à court terme est d’officialiser le départ de Glencore. Puis de relancer les investissements pour redémarrer la mine. Et ce, en parallèle de la recherche d’un repreneur.©B.Z.
Propos recueillis par Béryl Ziegler



