La sécurité doit aussi être assurée en mer, notamment avec la recrudescence du risque requin. C’est le message martelé hier par les deux Sonia, Lagarde et Backes, lors d’une brève incursion sur la plage de Château-Royal.
Après une séquence dédiée à la sécurité en milieu urbainn (lire en bas de page), la maire de Nouméa Sonia Lagarde et la présidente de la province Sud Sonia Backes se sont retrouvées à l’hôtel Nouméa Resort & Spa – ex Méridien, pour faire différentes annonces relatives à la sécurité en mer dans le cadre du risque requin. La province Sud va en effet mettre le faré de l’établissement à disposition des pompiers de la ville qui assurent la surveillance de la baignade sur la plage de Château-Royal. « Le poste de secours qu’ils occupent actuellement et qui se trouve entre les deux hôtels n’est pas satisfaisant : il y manque de la place, il n’y a pas d’endroit pour déjeuner ni pour entreposer du matériel de secours voire pour soigner des blessés, enfin il n’y a pas de toilettes », détaille la maire de Nouméa.
Le faré du Méridien : un positionnement stratégique
« La proposition est donc pour nous très intéressante, notamment en termes de positionnement, puisque nous serons plus en hauteur ». Toujours en termes de secours en mer, la collectivité présidée par Sonia Backes devrait également co-financer à 50% un bateau avec la Ville : « celui que nous
utilisons aujourd’hui appartient à la DSCGR », précise encore Sonia Lagarde. « Il est vieillissant et il faut en changer. Ce prochain bateau nous appartiendrait et nous permettrait d’intervenir dans les meilleurs délais à l’îlot Canard ou l’îlot Maître. C’est un partenariat intelligent car la sécurité c’est aussi celle des usagers de la mer – notamment avec le risque requin ». L’îlot Canard sera désormais géré par la SHN, précisent Sonia Backes et Sonia Lagarde, et va devenir une extension de l’hôtel Nouméa Resort & Spa – ex Méridien.
Une barrière anti-requins à l’îlot Canard
« Il faudra continuer d’y assurer la sécurité des Nouméens et des touristes en exerçant la compétence de surveillance avec les nageurs-sauveteurs », indique la maire de Nouméa. « Mais aussi avec une barrière anti-requins qui, si elle ne sera pas aussi grande que celle de cette plage de Château-Royal, permettra tout de même de protéger toutes les personnes qui se trouvent sur l’îlot ». Enfin, Sonia Lagarde et Sonia Backes ont annoncé la relance de l’étude requins, toujours sur la base d’un financement conjoint car « là encore », relève la maire de Nouméa, « nos compétences s’enchevêtrent : l’environnement pour la province, la sécurité pour la mairie ».
L’étude requins « absolument nécessaire »
Les objectifs sont nombreux : quantifier le nombre de requins, déterminer leurs parcours, vérifier si ceux-ci ont dévié par rapport à ceux des squales déjà bagués ou sur lesquels avait été posée une balise. Il s’agit aussi d’analyser l’origine de leur prolifération et les raisons pour lesquelles ils se rapprochent de plus en plus des côtes. « Reste à déterminer avec quels scientifiques nous allons travailler », conclut Sonia Lagarde. « Cette étude est absolument nécessaire, car, comme lors de la dernière attaque, il nous faut pouvoir réagir et justifier le recours à des prélèvements ».
Légende photo : Sonia Backes, Sonia Lagarde et le lieutenant-colonel Bourgoin, chef de corps des pompiers de Nouméa, au faré du Méridien.
Isabelle Peltier



