Récemment, les services de l’État ont publié les chiffres de la délinquance pour 2025, qui montrent en particulier une hausse de 46% des cambriolages, ce qui est proprement hallucinant. Si le taux d’élucidation, c’est-à-dire d’interpellation des auteurs reste élevé, aux alentours de 30% contre 7% en Métropole, cette augmentation sensible interroge. « Nous ne faisons plus face à une délinquance coordonnée, à une délinquance organisée, comme cela a pu être le cas en 2024, a déclaré le Haut-commissaire, invité de RRB, mais nous faisons face à des actes sporadiques, commis par opportunité, qui ciblent prioritairement les logements jugés moins sécurisés que les bâtiments publics ou les entreprises ». Ces cambriolages sont la conséquence directe du 13 mai, soit parce qu’ils sont le fait de gens qui n’ont plus que ça pour survivre et qui dérobent surtout de la nourriture dans les logements qu’ils visitent, soit parce qu’ils sont le fait de gens qui poursuivent, dans le vol, l’œuvre entamée le 13 mai contre les entreprises et notre économie. C’est donc bien au pourquoi de ces cambriolages qu’il faut apporter une réponse, mais cette hausse semble confirmer l’état de paupérisation dans lequel la CCAT et le FLNKS ont plongé le pays. Un FLNKS qui, pas plus aujourd’hui qu’hier, ne porte de propositions économiques et sociales pour au moins réparer ce qui a été détruit.
Nicolas Vignoles



