Accumulation compulsive d’objets, isolement social, logement envahi… Le syndrome de Diogène reste encore méconnu et difficile à appréhender pour les proches. À l’occasion d’une conférence organisée par le CCAS de Nouméa, la psychologue Isabelle Gallouët apportera des clés de compréhension aux aidants confrontés à cette réalité souvent éprouvante.
Des piles de journaux entassées du sol au plafond, des pièces devenues impraticables, des déchets accumulés pendant des années, parfois même une impossibilité d’accéder à certaines parties du logement. Derrière ces images souvent spectaculaires se cache une réalité beaucoup plus complexe : celle du syndrome de Diogène.
Encore peu connu du grand public il y a quelques années, ce trouble attire aujourd’hui davantage l’attention des professionnels de santé, des travailleurs sociaux et des proches confrontés à des cas parfois extrêmes. C’est justement pour aider les familles et les aidants à mieux comprendre ce syndrome que le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Nouméa organise lundi 18 mai une conférence animée par la psychologue Isabelle Gallouët. « Le syndrome de Diogène est un trouble du comportement caractérisé par une accumulation importante d’objets et un encombrement du logement, résume la psychologue. Il y a également un isolement social très fort ainsi qu’une dégradation de l’hygiène du logement mais aussi parfois de l’hygiène corporelle. »
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Delphine Escanes




