Les Calédoniens ont montré qu’ils avaient de la résilience, ils montrent surtout qu’ils sont de bonne composition. Après avoir vécu tout ce qu’ils ont vécu, on leur demande maintenant de se préparer à une élection majeure sans savoir ni qui ni comment ni quoi.
Dans un peu plus d’un mois, 181 151 personnes vont participer à des élections provinciales, les premières depuis sept ans, mais cela dans des conditions incroyables à la fois d’impréparation, d’imprécision et de précipitation. D’abord, on n’est pas capable de se mettre d’accord sur le corps électoral, sur le simple fait de savoir qui peut voter. Mais cette gigantesque anomalie dans le système politique français où le droit de vote est érigé comme fondamental, ne semble choquer personne ou pire, on accepte et on défend cette iniquité par la seule peur de troubles éventuels.
Une pluie de recours à l’arrivée ?
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Nicolas Vignoles




