La campagne électorale a commencé dans de si curieuses conditions qu’un peu plus d’un mois avant le scrutin, des partis politiques se créent, des unions se forment, des ralliements s’opèrent. Tout cela crée une sorte d’étonnant suspense, quasiment une attente où l’on a presque hâte de savoir qui va avec qui, ou qui quitte quoi pour rejoindre qui et quoi. D’autant que, comme chacun sait, le scrutin va maintenant vite arriver, c’est même si proche que l’on n’a pas souvenir d’avoir connu une campagne aussi courte. A peine les listes auront-elles été déposées et les programmes identifiés (pour celles et ceux qui en présenteront) qu’il faudra nous retrouver dans l’isoloir. Il y aura ceux qui feront campagne sur l’institutionnel, d’autres sur l’économie, et certains peut-être sur les deux. On entend bien le discours qui veut s’imposer selon lequel, l’urgence est à l’économie dans un pays où ses habitants crèvent. Et si ça n’est pas faux, il faut pousser néanmoins l’analyse jusqu’au bout, ce dont les porteurs de cette réflexion ne se résolvent surtout pas à faire. C’est que c’est bien au FLNKS et à la CCAT que nous devons d’être dévastés, anéantis, ruinés, et qu’il est impossible que les responsables de ces destructions, dont nous allons longtemps subir les conséquences, s’en tirent à si bon compte. On ne peut pas éternellement nier les réalités politiques et historiques, sauf à perdre son honneur et son âme.
Nicolas Vignoles




