Le dimanche 17 mai, l’Origin Cinéma à Dumbéa et l’association Rainbowlution transforment la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie en rendez-vous artistique et citoyen. Au programme : trois films engagés et des débats enrichissants.
Johan Lucas, secrétaire adjoint de Rainbowlution, détaille les enjeux de cette deuxième édition qui marque un tournant pour l’association. Jeune structure calédonienne en pleine expansion, l’association repense son action à travers ce festival inédit, mêlant cinéma, engagement et convivialité.
Un projet pensé pour le contexte calédonien
Pourquoi ce festival, et pourquoi maintenant ? Johan Lucas explique que Rainbowlution souhaite créer « une rencontre culturelle entre nos adhérents, mais aussi ouvert à tout public, pour pouvoir parler de problématiques qui sont évoquées dans les films ». L’originalité réside dans cette volonté d’adapter les enjeux à la Nouvelle-Calédonie. Le premier film, Pédale rurale, raconte l’histoire d’un jeune homme queer vivant en zone rurale française, un choix délibéré : « ça va nous permettre de développer avec nos intervenants et les adhérents, des sujets comme comment vivre son homosexualité dans un milieu insulaire comme la Calédonie ». Il s’agit bien de transformer les écrans en espaces de réflexion sur des réalités vécues localement. Pour Johan Lucas, la question centrale demeure : comment vivre son identité LGBTQIA+ dans une société insulaire où les codes culturels et les traditions pèsent différemment ? La programmation reflète cette stratégie. Tenir debout de Romas Zabarauskas explore les violences homophobes en Lituanie et la première Pride de Kaunas. Julian de Cato Kusters aborde le combat pour la reconnaissance des droits des couples de même sexe.
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Claire Rio-Pennuen



