Alors que les principales organisations patronales et consulaires préconisent 5 mesures pour soutenir l’économie, au point mort depuis les émeutes, la Fédé réagit en dénonçant un dispositif jugé déséquilibré.
Dans un courrier daté du 6 mai 2026 adressé au gouvernement et à la mission interministérielle, la Fédé commente le « moratoire fiscal et social » préconisé par le patronat face à la crise. Si le syndicat dit partager « le constat d’urgence et la nécessité d’intervenir pour éviter un effondrement économique », il estime qu’il ne peut pas pour autant « souscrire en l’état à ces orientations sans exprimer sa forte opposition ». Le patronat et les organisations consulaires – CPME Nouvelle-Calédonie, FEINC, MEDEF-NC, U2P NC, CCI-NC et CAP-NC – plaident notamment pour une suspension des cotisations patronales du RUAMM, des exonérations de charges salariales pour les bas revenus, la suppression temporaire de la patente, la prolongation de l’Allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi (AEME) jusqu’en 2028, et la prolongation des garanties de crédit SOGEFOM (Société de gestion de fonds de garantie d’Outre-mer). L’ensemble représenterait environ 31 milliards de francs par an.
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B.Z.




