Il y a des dates que l’on aimerait oublier parce qu’elles portent en elles un trop lourd poids de malheur. Le 13 mai est dorénavant de celles-là , puisqu’il y a deux ans maintenant, des fous furieux précipitaient sciemment notre Nouvelle-Calédonie dans le drame. Chronique.
Et deux ans plus tard, nous payons encore le prix de la folie, de la haine et du racisme. Les injures et les insultes proférées par les hordes à notre encontre, résonnent encore à nos oreilles, et ne sont pas près d’être oubliées. Car ce jour-là , ce 13 mai 2024, et les semaines suivantes, ça n’est pas seulement la Calédonie qui s’effondrait et brûlait, c’est le patient destin commun que nous tentions vaille que vaille de bâtir, et sans doute très maladroitement, qu’ils ont fait exploser. La Nouvelle-Calédonie d’aujourd’hui n’est plus celle que nous connaissions et que nous construisions avec l’espoir chevillé au corps d’un avenir en commun, avant cette explosion de violence. N’en déplaise à tous ceux, nombreux en cette veille d’élections provinciales, qui voudraient bien que l’on oublie et que l’on pardonne, au nom du consensus et du vivre-ensemble, parce que c’est bien ce même vivre-ensemble, qu’ils n’ont jamais réclamé et dont ils ne veulent surtout pas, que le FLNKS et la CCAT ont détruit dans leur folie rageuse.
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Nicolas Vignoles




