L’intelligence artificielle ne signe pas la fin du travail, mais elle rebat brutalement les cartes. Si certains métiers sont exposés, ils ne sont pas condamnés à disparaître : ils s’apprêtent à vivre une métamorphose profonde.
La question se fait de plus en plus présente : l’IA va-t-elle supprimer massivement nos emplois ? Les experts invitent à la nuance. Dans son rapport intitulé « IA : notre ambition pour la France », la Commission de l’intelligence artificielle estime que la technologie « remplace des tâches, et non des emplois ». Selon son analyse, dans 19 métiers sur 20, il subsiste une part humaine que l’algorithme ne peut encore égaler. Pourtant, le choc ne sera pas indolore. L’OCDE prévient : nous sommes au bord d’une « révolution ». L’organisation estime que 27 % des professions actuelles se situent dans une zone à haut risque d’automatisation. « Dans certains services comme le marketing ou l’architecture, le volume de travail pourrait être divisé par deux, transformant radicalement le quotidien des professionnels », explique Julien Collongue, docteur en mathématiques et fondateur de Data-to-decision.
Les fonctions reposant sur la saisie, le traitement standardisé d’informations ou l’exécution de procédures prévisibles sont les plus fragilisées. Le Forum économique mondial prévoit un déclin marqué pour les employés de bureau, les caissiers, les guichetiers de banque, les opérateurs de saisie ou encore certains postes de secrétariat d’ici 2030.
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