Il y a 3 ou 4 ans, Christian Tein était un illustre inconnu, sinon de quelques observateurs avisés ou de militants, et le voilà propulsé quasiment au rang de Mandela kanak. Les militantes LFI et Bastien Lachaud se pâment devant lui, la gauche et ses médias en ont fait leur égérie et Jotham Napat le reçoit comme s’il était Xi Jinping (l’argent chinois en moins). Si ça, ce n’est pas une success-story, qu’est-ce que c’est ? Sauf que c’est au détriment de la Nouvelle-Calédonie qu’il a détruite, et des Calédoniens qu’il a appauvris et dont certains désormais pour survivre se lancent dans les cambriolages (+ 47% en 2025). Il fallait d’ailleurs aux Vanuatais une certaine dose de cynisme pour inviter Christian Tein à un forum économique, quand on sait que son expertise dans le domaine le conduit à être mis en examen pour une impressionnante série de chefs d’accusation par la justice française ! Mais c’est au nom de la « lutte » disent ses aficionados, ce qui visiblement permet tout. Dans tous les cas, en 4 ans, Bichou Tein se sera fait un nom, il est l’incarnation et le visage de cette même lutte, et il n’en faudrait pas beaucoup pour que ses supporters et supportrices les plus fervents l’érigent au rang de successeur de Jean-Marie Tjibaou, on sera passés ainsi de Charybde en Scylla.
Nicolas Vignoles



