Le tribunal correctionnel a condamné un chef d’entreprise qui avait poursuivi l’activité de sa société de surveillance malgré une interdiction du ministère de l’Intérieur. Pour contourner cette sanction, il s’était appuyé sur sa belle-fille, qui n’était qu’une gérante de paille. L’enquête a mis au jour des embauches massives d’agents non habilités, dépourvus de carte professionnelle.
Il s’est largement affranchi des règles du code de la sécurité intérieure. Au tribunal correctionnel de Nouméa, un chef d’entreprise de 50 ans a été reconnu coupable d’avoir dirigé une société de surveillance et de gardiennage en violation des règles qui encadrent strictement la profession. Entre 2019 et 2022, l’entreprise a continué d’honorer ses contrats avec des clients publics et privés en recrutant des dizaines d’agents dépourvus de carte professionnelle, ce qui est pourtant obligatoire pour exercer.
Ces graves entorses à la réglementation ont été signalées par le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) — un service placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur chargé de la délivrance des autorisations d’exercice dans le secteur de la sécurité privée —, ce qui a déclenché l’ouverture d’une procédure pénale. Lorsque les enquêteurs se sont penchés sur le dossier, à la fin de l’année 2021, ils ont découvert que le chef d’entreprise avait tout organisé pour s’affranchir des règles, remporter des marchés et écarter la concurrence. Les investigations ont révélé qu’en 2018, 102 agents avaient été recrutés sans carte professionnelle, puis 42 autres en 2019.
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Légende photo : Le Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps) a signalé au parquet de Nouméa de graves entorses à la réglementation concernant l’emploi d’agents de sécurité.
Jean‑Alexis Gallien‑Lamarche



