Dans une lettre ouverte au Conseil d’administration et aux usagers d’Aircal, Charles Washétine appelle à la fin des blocages et pose une question fondamentale : « à qui profite réellement cette crise ? Force est de constater qu’elle ne bénéficie à aucun acteur et qu’elle porte gravement atteinte à l’intérêt général ».
Des conséquences graves
Charles Washétine dresse le constat que ces blocages fragilisent Aircal et menacent 220 emplois, mais au‑delà, il estime que « ce blocage constitue une entrave au droit fondamental de la libre circulation et fragilise une population déjà vulnérable ». Il rappelle que sur les 18 671 habitants de la province Îles, 10 500 d’entre eux dépendent de l’aide médicale gratuite. Il alerte par ailleurs sur l’effondrement définitif que pourraient subir le secteur touristique et le tissu artisanal. Charles Washétine appelle donc à un retour à la responsabilité collective. « Le débat actuel sur le transfert de Magenta vers Tontouta, écrit‑il, ne doit pas servir d’alibi pour éluder les problèmes de fond liés à la gouvernance et à la stratégie de la société. En cette période de tensions institutionnelles, il est impératif de dépasser les postures électoralistes pour se concentrer sur l’essentiel : le rétablissement d’un service de transport fiable et accessible. Maintenir le lien entre nos populations n’est pas une option, c’est un devoir envers la citoyenneté calédonienne que nous appelons de nos vœux. Car laisser perdurer une telle situation reviendrait à accepter qu’une partie de notre population soit, de fait, privée de l’exercice plein et entier d’un droit fondamental : celui de circuler librement ».



