Cette année, contrairement à 2025, le cortège du 1er mai a pu se dérouler librement, mobilisant 400 personnes sous un beau soleil.
Après une année 2025 marquée par l’interdiction des rassemblements publics, les travailleurs ont pu défiler ce 1er mai 2026. Un arrêté du haut‑commissaire avait empêché le défilé traditionnel, obligeant l’Union des syndicalistes travailleurs kanak et exploités (USTKE) à organiser un « pique‑nique partagé » au Kuendu Beach. Cette année, les conditions clémentes ont permis une marche plus classique. L’USTKE souligne que « de 2023 à 2025, plus de 13 000 emplois se sont évaporés en 2 ans dont 1 900 emplois encore perdus entre 2024 et 2025 ». Les secteurs miniers, industriels et du BTP ont été les plus affectés. Selon le communiqué du syndicat, « notre pays fait face à une crise sociale d’une ampleur exceptionnelle marquée par l’explosion du chômage ». L’organisation réaffirme sa « solidarité avec tous les salariés licenciés ou menacés, les familles plongées dans la précarité ». L’USTKE lance « un appel pressant à la mouvance indépendantiste pour dépasser ses divergences et construire l’unité ». Le syndicat plaide pour un modèle fondé sur « la justice sociale, la solidarité et une répartition équitable des richesses ».
Claire Rio-Pennuen



