Hamid Mokaddem, philosophe et anthropologue, présente jeudi 7 mai une conférence consacrée aux philosophies océaniennes. Une réflexion sur l’harmonie, le relationnel et les valeurs perdues de l’océan Pacifique.
Lorsqu’on demande à Hamid Mokaddem, ancien professeur à l’Institut de formation des maîtres de Nouvelle‑Calédonie, pourquoi il s’est intéressé aux philosophies océaniennes, on touche à un cheminement intellectuel. De la rédaction d’une thèse sur Jubelly Wéa, ce pasteur et militant kanak, assassin de Jean‑Marie Tjibaou et Yeiwéné Yeiwéné, à la découverte d’une véritable vitalité philosophique sur les îles du Pacifique, le parcours révèle une autre manière de penser le monde. « C’est lorsque je faisais une investigation sur la trajectoire de Jubelly Wéa que j’ai découvert un théologien et philosophe, Upolu Luma Vaai, qui pensait avec leurs concepts, avec leur théorie, ce qu’il appelait leur herméneutique, leur interprétation du monde océanien », raconte le chercheur. Cette rencontre, faite lors d’une visite à Fidji en 2021‑2022, a ouvert une fenêtre sur une pensée que Hamid Mokaddem qualifie lui‑même de peu connue, malgré sa profondeur et son actualité.
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Claire Rio‑Pennuen




