Les locaux de Saint‑Vincent‑de‑Paul dévalisés, de même que ceux de l’académie de football de Païta, pendant que les salariés d’Enercal dénoncent les insultes dont ils sont la cible, les agressions physiques et les dégradations. Alors on nous alerte sur l’éventualité que prochainement se déclenchent des « émeutes de la faim », par un peuple qui serait poussé à bout par la « crise »… Pour l’instant, on note surtout que ceux qui pillent et cambriolent ne se précipitent ni sur les denrées alimentaires ni sur les vêtements, mais bien sur les espèces sonnantes et trébuchantes ou les ordinateurs. Visiblement, ils n’ont pas encore assez faim ! Au demeurant, on doit cette situation d’insécurité aux mêmes qui ont tout déclenché le 13 mai 2024, et qui ont mené une action politique et la mènent encore sur fond de haine et de racisme. Les salariés d’Enercal ne sont pas insultés parce qu’ils travaillent dans l’électricité, mais parce qu’ils sont européens ou métis, et on leur a sûrement « recommandé » de rentrer chez eux, parce qu’ici « c’est à nous la terre » ! On ne peut donc se satisfaire de ces faits‑divers politiques à répétition, comme on ne peut se satisfaire de l’action de ceux qui, dans leur recherche insensée du consensus général, voudraient bien que l’on oublie et que l’on pardonne !
Nicolas Vignoles




