Et pendant ce temps‑là, l’affaire d’Aircal n’est toujours pas réglée ! Les avions de la compagnie ne sont toujours pas autorisés à atterrir aux Loyauté, ce qui ne contribue pas à améliorer sa situation financière. La population et les entreprises des îles souffrent et tout le monde a l’air de trouver ça normal. Ça ne soulève pas une tempête d’indignation ou de réaction, alors c’est comme au temps du bagne, c’est « la débrouille » avec toutes ses conséquences. On se rend aux îles ou on en vient à bord de petites embarcations, comme celles qu’utilisent les migrants pour traverser la Manche, sans que l’on sache vraiment si c’est légal ou pas, mais ça a l’air de l’être en tous cas puisque personne ne cherche à mettre un terme à ces traversées. Jusqu’au jour où l’un de ces semi‑rigides manquera à l’appel et l’on entendra alors le chœur des indignés, et cela donnera sans doute matière à un article dans Le Monde. On a eu une sérieuse alerte ce week‑end, avec un bateau en perdition, finalement récupéré après intervention des FANC, l’armée française qui assure aussi les évacuations sanitaires aux Loyauté, merci à elle… Bref, tout est ubuesque dans ce dossier, mais n’est‑il pas à l’image de l’actuelle Nouvelle‑Calédonie où tout semble aller de guingois pour ne pas dire de travers, dans une indifférence ubuesque !
Nicolas Vignoles



