Au tribunal de Nouméa, le banquier d’affaires, l’oncle incarcéré et le magot disparu

Un cadre d’une banque locale a comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa, soupçonné d’avoir profité de l’incarcération de son oncle pour détourner sa fortune. Après avoir pris le contrôle de ses avoirs financiers, il aurait multiplié les opérations financières opaques à l’étranger pour lui vider ses comptes. Le préjudice est estimé à plusieurs dizaines de millions de francs. Le prévenu, qui a contesté toute malversation, a été condamné.

Une fortune dont on a perdu toute trace. Un banquier d’affaires qui aurait usé de sa stature professionnelle et de son influence pour faire main basse sur des centaines de milliers de dollars. Des comptes opaques et de multiples opérations financières entre la Nouvelle-Calédonie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Un détenu qui, à sa sortie du Camp-Est, découvre que son patrimoine s’est évaporé. L’affaire, examinée par le tribunal correctionnel de Nouméa, a pris des airs de partie de « Cluedo » financier. 

Pour comprendre les ressorts de cette affaire, il faut remonter quinze ans en arrière. En 2011, un homme, décrit comme renfermé et dépressif, est condamné à quinze ans de réclusion criminelle pour avoir étranglé à mort sa compagne, une coiffeuse bien connue de l’Anse-Vata, deux ans plus tôt. Alors qu’il se prépare à purger une longue incarcération, il se tourne vers son neveu, cadre dans une banque locale, à qui il confie ses secrets. Il a confiance en lui : il lui demande de faire fructifier ses finances durant son incarcération. « J’étais en dépression, je n’étais vraiment pas dans mon état. Je lui ai demandé de gérer mon patrimoine, car je ne pouvais pas le faire depuis ma cellule », se souvient-il.

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Connectez vous pour y accéder !

Légende : Profitant de l’incarcération de son oncle, un cadre bancaire est soupçonné d’avoir détourné une partie de ses comptes. Le prévenu « n’a pas utilisé cet argent dans l’intérêt de son oncle, qui ne pouvait pas réagir puisqu’il était en prison. Il savait qu’il n’existait aucun contrôle sur son patrimoine. Ses compétences professionnelles aggravent sa culpabilité », a affirmé la procureure. ©DR

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

Fil d'actualité

Le charme des îles

La saga Lalié, c’est quelque chose quand même ! Condamné,...

Le dessin du jour #872

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 4...

La voix du Caillou #872

Consultez en ligne l'édition du 4 juin 2026 de...

L’Adie part en campagne pour l’entrepreneuriat des femmes

Depuis lundi et jusqu'à vendredi, l'Association pour le droit...

« La Nouvelle-Calédonie cumule toutes les crises à la fois »

Benoît Petit, PDG du groupe Elvest et d'Inter Invest...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

Le charme des îles

La saga Lalié, c’est quelque chose quand même ! Condamné, inéligible, puis éligible, puis inéligible, puis finalement éligible, un sacré yoyo juridique dans lequel Jacques Lalié...

Le dessin du jour #872

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 4 juin 2026 de votre quotidien "La Voix du Caillou". Notre avenir s'écrit au quotidien…

La voix du Caillou #872

Consultez en ligne l'édition du 4 juin 2026 de votre quotidien "La voix du Caillou". Notre avenir s'écrit au quotidien…