Appelés pour un feu de poubelle à Magenta dans la nuit de mardi à mercredi, des policiers ont été violemment pris à partie par un groupe de jeunes hostiles. Trois personnes, dont un mineur, ont été interpellées. Les autorités évoquent un « guet-apens » lié à l’interpellation d’un jeune du quartier par la police municipale le matin même.
Le piège s’est refermé sur eux. Dans la nuit de mardi à mercredi, des policiers municipaux et nationaux ont été attaqués par un groupe de jeunes hostiles dans le quartier Val-de-Magenta, à Nouméa, où ils intervenaient. « Il s’agit d’un véritable guet-apens », affirme la procureure de la République, Hélène Gaudet, lors de la comparution immédiate de deux frères, âgés 20 et 24 ans, devant le tribunal correctionnel de Nouméa, vendredi.
Il est 23 heures lorsque l’équipage de la police municipale se rend à l’angle des rues Peronnet et Dubuisson, après avoir reçu un appel signalant un incendie sur la voie publique. À peine arrivés sur place, les policiers sont pris à partie. Sans le savoir, l’incendie cachait en réalité un guet-apens. Face à eux, un groupe de jeunes gens surgit en sortant de sa cachette et lance une pluie de projectiles : des cailloux, dont certains de grande taille, des morceaux de parpaing, des bouteilles en verre, etc. Sur la route, un tas de déchets et de la végétation entravent la circulation et compliquent le dégagement des policiers.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



