La SLN présentait hier sa feuille de route 2026 à ses équipes. Entre une usine sous-alimentée, des mines de la côte Est paralysées et une dépendance aux prêts de l’État, l’industriel tente de stabiliser ses fondamentaux. L’objectif est de tenir le choc jusqu’en 2029-2030, date fixée pour un retour espéré à l’équilibre financier.
Alors que le comité de direction de la SLN achève sa tournée de présentation de la feuille de route 2026, Guillaume Kurek, directeur général, se veut positif : « On a de la perspective jusqu’à la fin de l’année et un peu au-delà ». Fort d’une « bonne fin d’année 2025 » et d’un « bon début d’année 2026 en termes d’économie et de production », le patron de la SLN a fait passer le message « qu’il n’y a pas de grand stress à avoir sur un arrêt d’activité ou des fermetures. »

Le pari du rééquilibrage
La SLN vise à retour à la rentabilité à l’horizon 2029-2030. Ce pari repose sur une reprise à plein régime de l’ensemble de ses centres miniers et sur l’amélioration attendue des cours mondiaux du nickel, tirée par la demande pour les batteries des véhicules électriques et l’acier inoxydable. « C‘est un marché qui est porteur, qui aujourd’hui voit ses cours augmenter significativement parce que l’Indonésie est elle aussi en difficulté au niveau économique et donc pousse à une remontée des cours du nickel. Tout ça va nous aider à être dans de meilleures situations d’ici notre retour à l’équilibre en termes de production et de coûts de fonctionnement à l’horizon 2029-2030 ». D’ici là, la consigne donnée aux collaborateurs et sous-traitants est de tenir bon, centime après centime, tonne après tonne. Et de viser la performance au quotidien.
Le nécessaire redémarrage des mines de la côte Est
En attendant, « la situation reste difficile, ça ne tient qu’à un fil ».
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