Le combat politique est rude, sans concession, et il faut une bonne dose de courage et d’inconscience pour s’y lancer, car au final, il n’y a que des coups à prendre. Des coups qui viennent de partout parfois même de son propre camp, ce qui les rend plus douloureux encore. Ces coups, ce sont les critiques, les attaques bien sûr, mais aussi et de plus en plus les insultes, ainsi sur les réseaux sociaux, ou la rumeur, l’arme ultime et épouvantable contre laquelle bien souvent, il n’y a rien à faire. La rumeur, ce qu’il y a de pire en politique, car l’opinion y croit vite et se persuade de toute manière et en dépit de tous les démentis du monde, qu’il n’y a pas de fumée sans feu. C’est cet aspect du combat politique qui conduit cette même opinion à s’en détourner et à juger, trop rapidement bien sûr, que les politiques sont prêts à tout pour le pouvoir, pour le conquérir et le conserver. Or en ce moment si particulier de l’histoire, dans le monde comme en Calédonie, on aurait bien besoin de croire dans la vertu de la politique en ce qu’elle assure la démocratie et la liberté. C’est aussi pour cela que certains politiques ont le cuir tanné et poursuivent leur travail et leur mission malgré tous ces écueils. Souvenons-nous de ce que disait l’ancien Premier ministre britannique John Major : « Si on veut de la reconnaissance, il ne faut pas faire de la politique, mais acheter un chien ».
Nicolas Vignoles



