Un incident technique a temporairement immobilisé le premier, puis le second A330neo. Ces « aléas » ont impacté plusieurs vols depuis le 16 avril, après une première période de turbulences fin mars. Laurent Fogliani, directeur de la coordination stratégique d’Aircalin, fait le point.
Pourquoi les A330neo ont-ils été immobilisés ?
L’immobilisation fait suite à la détection d’une panne imprévue sur deux composants du moteur Rolls-Royce : les deux pompes à carburant et l’unité hydromécanique. Il ne s’agit en aucun cas d’une défaillance liée à l’usure ou à un défaut d’entretien, mais d’incidents techniques isolés. Les appareils ont été mis en maintenance préventive immédiate, conformément aux normes réglementaires en vigueur. Cette panne est identifiée et récurrente sur les moteurs concernés sur l’ensemble de la flotte mondiale ; au cours de la dernière année, nous avons été impactés à plusieurs reprises sur cette même panne. La situation d’approvisionnement, complexifiée par une pénurie mondiale des pièces concernées, admet une tension supplémentaire due aux problèmes géopolitiques quant à l’acheminement de celles-ci.
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Légende : Laurent Fogliani, à droite de Georges Selefen, le directeur général d’Aircalin. (© C.G.)
Propos recueillis par Ide de La Rochebrochard



