Des embarcations privées assurent désormais des liaisons régulières entre les îles Loyauté et la Grande Terre, en dehors de tout cadre formel. Il ne s’agit plus d’initiatives ponctuelles, mais d’une pratique qui se développe, portée par les besoins de déplacement des habitants et par l’insuffisance de l’offre officielle. À mesure que les difficultés de desserte persistent, ces traversées s’installent durablement dans le quotidien des populations.
À Ouvéa, le phénomène s’est accéléré à partir de décembre 2024, dans un contexte marqué par les perturbations du transport aérien. « Les navettes ont commencé en décembre, au moment des premiers problèmes d’Air Calédonie », explique Eugénie Mindia. À l’origine, ces traversées répondent à une urgence : l’absence de transport de corps. « On n’était pas loin du million de frais pour les familles », précise-t-elle. Face à cette situation, des habitants décident d’organiser eux-mêmes les liaisons maritimes. Mais très vite, ces navettes dépassent ce cadre initial. Elles permettent ainsi d’assurer des déplacements médicaux, d’accompagner des enfants pour leur inscription au lycée ou encore de rapatrier des touristes bloqués. « On ne peut pas laisser notre population comme ça, on essaye de répondre à leurs besoins », insiste Eugénie Mindia. Ce qui relevait au départ d’une solution exceptionnelle devient progressivement une réponse régulière à des besoins essentiels.
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Hugo Hmana



