Règles irrégulières, fatigue, prise de poids, chute de cheveux… Derrière ces symptômes souvent banalisés se cache parfois le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). En Nouvelle-Calédonie, Océane Le Goff, 30 ans a décidé de prendre la parole pour sensibiliser à cette maladie qui touche de nombreuses femmes, mais reste encore mal comprise.
Ses premiers souvenirs remontent à l’adolescence. Comme beaucoup de jeunes filles, Océane Le Goff ne s’inquiète pas immédiatement de ses cycles irréguliers. « J’avais des règles tous les trois à six mois. On m’a dit que c’était normal, que mon corps se mettait en place », raconte-t-elle.
Mais les années passent, et rien ne s’améliore. À 16 ans, des examens plus poussés sont enfin réalisés : échographie, bilan hormonal… Le diagnostic tombe. Elle est atteinte du syndrome des ovaires polykystiques. « J’étais seule dans le cabinet. On m’a simplement dit que j’aurais sûrement des difficultés à avoir des enfants. Je me suis effondrée », confie-t-elle. Un choc, d’autant plus violent qu’il s’accompagne d’un manque d’explications. « On ne m’a rien dit d’autre. On ne m’a jamais expliqué tout ce qu’il y avait autour. »
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Delphine Escanes




