Un des drames de la France, c’est qu’elle a eu Manuel Valls comme Premier ministre. L’intéressé s’est cru doté d’une stature d’homme d’État et d’un destin national, et même international, même si les Barcelonais ont eu plus de bon sens et de jugeotte que nous. Dès lors, Manuel Valls souffre de n’être plus et il en fait payer les autres, y compris les Calédoniens. Et il ne s’en cache plus, déversant son fiel et son acrimonie dans tous les médias (souvent orientés) qui l’invitent à s’exprimer. Mais on ne peut dénier à l’ancien chef de gouvernement socialiste, sa constance politique. Il a été au cœur du système Jospin qui, avec l’accord de Nouméa, a tenté de mettre l’indépendance sur les rails. Manuel Valls est donc resté fidèle à cette option politique au terme de laquelle, la Nouvelle-Calédonie, d’une manière ou d’une autre, doit accéder à l’indépendance, nonobstant l’opposition d’une majorité de sa population. C’est d’ailleurs bien ce que Manuel Valls a tenté de faire à Deva, et l’on se souvient de sa froide mais profonde colère, après que Loyalistes et Rassemblement ont refusé le piège. Alors il ne supporte pas que l’on contrecarre ses plans, que l’on n’accepte pas ses vues et que l’on ne le fasse pas entrer dans les livres d’Histoire. Au contraire, il a rejoint la cohorte de tous ceux qui auront fait bien du mal à la Nouvelle-Calédonie.
Nicolas Vignoles




