Une information judiciaire a été ouverte pour « homicide volontaire » et « violences volontaires aggravées » après la rixe qui a coûté la vie à un homme de 20 ans, dans la nuit de samedi à dimanche à Ouano.
Deux jours après le décès d’un homme de 20 ans, lors d’une rixe sur la plage de Ouano, à La Foa, l’enquête se poursuit. Ainsi, dans un communiqué, le parquet de Nouméa a annoncé l’ouverture, lundi, d’une information judiciaire des chefs « d’homicide volontaire et de violences volontaires aggravées avec usage d’une arme ». Le principal suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire sur ordonnance du juge des libertés et de la détention, décision conforme aux réquisitions du parquet.
Il avait lui-même contacté les gendarmes, quelques heures seulement après les faits, survenus dans la nuit de samedi à dimanche. Ce soir-là, selon les premiers éléments disponibles, alors qu’une trentaine de personnes étaient réunies pour célébrer un futur départ, deux pick-up seraient arrivés sur les lieux provoquant de fortes tensions. Et l’altercation verbale a alors viré au drame lorsque le suspect, âgé de 24 ans, a fait usage d’un couteau, blessant initialement deux personnes. L’une d’elle, gravement touché à l’abdomen, est finalement décédée.
Des témoins menacés
En garde à vue, l’auteur présumé a reconnu avoir porté « plusieurs coups dans la foule sans viser une personne en particulier, dans le but de se défendre et d’intimider le groupe ». Il a également a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de tuer la première victime, ni de blesser la seconde. Il a tout de même été écroué au Camp-Est alors qu’il est défavorablement connu des services, notamment pour des faits de vols aggravés et de violences volontaires.
« L’information judiciaire a pour objectif de déterminer les circonstances précises du passage à l’acte criminel et de conduire des investigations sur la personnalité du mis en examen », précise le procureur de la République, Yves Dupas.
Par ailleurs, le parquet de Nouméa a également ouvert une enquête en flagrance à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de menaces proférées à l’égard de certains témoins. « Ces agissements intolérables donneront lieu à des poursuites judiciaires », annonce Yves Dupas.
C.G.



