Vendredi dernier sur RRB, Elizabeth Nouar a animé la 500e émission du Club Politique. Créée en septembre 2014, c’est l’émission radio, tous secteurs confondus, la plus écoutée de Nouvelle-Calédonie. Un phénomène médiatique.
La Voix du Caillou : Quel était l’objectif recherché au travers de la création du Club Politique ?
Elizabeth Nouar : C’était de créer du débat en Nouvelle‑Calédonie, parce que c’est vrai que ça manquait. On avait d’abord envisagé un format face‑à ‑face, mais nous nous sommes aperçus qu’il était difficile d’identifier deux personnes qui puissent venir débattre ainsi toutes les semaines, tous les vendredis. J’ai donc voulu élargir, à quatre au début, pour créer du débat et de la pédagogie. La Nouvelle‑Calédonie est un territoire très politique dans lequel il se passe des choses en permanence et on ne prend jamais le recul sur l’événement pour expliquer ce qui se passe. Or il faut expliquer aux Calédoniens ce qui leur arrive. Il faut décrypter l’actualité politique.
LVDC : On imagine que vous êtes satisfaite du résultat ?
EN : Je suis très contente de ce qu’on a réussi à faire. Douze ans d’existence ! Cinq cents numéros ! Il y a des critiques bien sûr, la principale est que le Club Politique « c’est des vieux ». Mais moi, je suis contente d’avoir avec moi des gens d’expérience, de connaissances, des juristes, des historiens, des gens qui connaissent vraiment l’histoire de la Calédonie et qui peuvent vraiment l’expliquer et la décrypter semaine après semaine. À mon avis, il ne faut pas que ce soit des jeunes, il ne faut pas que ce soit des gens impliqués dans la vie politique. Il faut que ce soit des observateurs intellectuels entre guillemets. Et d’ailleurs, ça marche.
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Légende photo : Les chroniqueurs du Club autour d’Elizabeth Nouar. (de gauche à droite): Nicolas Vignoles de La voix du Caillou, Pierre Brétegnier, Bernard Deladrière et Luc Steinmetz.




