Depuis lundi, la MNC organise une grande braderie de son mobilier dans ses locaux parisien. L’institution liquide ses derniers biens avant sa fermeture définitive.
C’est une ambiance de vide-grenier qui règne cette semaine dans le 1er arrondissement de Paris, dans le quartier de l’Opéra. Comme le rapporte le média Outremers360, les passants et les habitués peuvent, de 10 heures à 17 heures (hormis entre 13 h et 14 h), acquérir un morceau de l’histoire calédonienne en Métropole. Vaisselle, fournitures de bureau, livres et même vêtements sont mis en vente à prix cassés. Si le fonds d’art est précieusement préservé pour des enchères ultérieures, le message est clair : une page se tourne pour la MNC.
Un dispositif plus léger en fin d’année ?
Créée à la fin des années 1980 dans la foulée des accords de Matignon, la MNC a constitué durant plus de trois décennies un point d’ancrage pour des milliers de Calédoniens. Étudiants débarquant pour la première fois en Métropole, patients en évacuation sanitaire (Evasan) ou délégations politiques y trouvaient un accompagnement administratif, social et, surtout, une chaleur culturelle à 17 000 kilomètres du Caillou. Mais la situation budgétaire ne permettait plus de financer une telle institution. En décembre dernier, le président du 18e gouvernement, Alcide Ponga, avait annoncé sa décision de fermer la Maison de la Nouvelle-Calédonie en 2026. Un choix qualifié de « drastique » mais nécessaire. En cause ? Un gouffre financier devenu insupportable pour la Nouvelle-Calédonie, désormais seule à payer l’intégralité des charges, à commencer par le loyer de la MNC – 6 millions de francs par mois -. De quoi économiser près de 250 millions de francs par an. L’exécutif avait alors promis la mise en place d’un « dispositif plus léger » dans des nouveaux locaux moins onéreux dans le 7e arrondissement, pour y créer une « MNC 2.0 », dont la mise en service était annoncée fin 2026.
Béryl Ziegler



