Quelques heures avant de monter sur scène à l’Arène du Sud samedi, Orelsan évoquait un concert plus direct, sans artifices, et une rencontre particulière avec un public qu’il s’apprêtait à découvrir. Interview avec cet artiste capable de parler à plusieurs générations.
En 2026, vous enchaînez de nombreuses dates jusqu’en Calédonie. Qu’est‑ce que ça représente de venir dans le Pacifique ?
C’est un rêve quand même. J’y repensais ce matin. J’en parlais avec mon équipe et je disais : tu te rends compte, on a du public là, on vient jouer. Si un jour on m’avait dit qu’en faisant du rap, j’allais venir jouer aussi loin… En plus, il y a un côté paradisiaque quand on arrive ici. Donc franchement, c’est une forme de rêve.
En termes d’organisation, est‑ce que c’est plus ou moins de travail de se déplacer aussi loin pour faire un concert ?
C’est beaucoup moins de travail. C’est plus simple une fois que je connais mes morceaux. Par contre, sur scène, c’est moi et le public. Il n’y a pas tous les artifices de lumière, mais c’est ça que j’aime bien aussi. Je joue plus avec le public. J’implique plus les gens. Sinon, en organisation, c’est beaucoup plus simple. Sur la tournée en France, on est 104. Le show est très millimétré. C’est surtout cette tournée‑là où on voulait faire un spectacle. Là, c’est plus du rap, de la chanson. C’est différent, mais les deux sont vraiment bien. Je connais plein de gens qui ont vu les deux spectacles et qui aiment bien les deux versions.
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Propos recueillis par Claire Rio‑Pennuen




