De 2020 à 2024, deux enfants ont grandi dans des conditions d’extrême insalubrité, dans une cabane installée sur un terrain agricole à Païta. Leurs parents ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour « soustraction à leurs obligations légales ». Aujourd’hui, la situation des enfants s’est améliorée.
C’est une affaire qui suscite des haut-le-cœur. Un couple a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Nouméa de graves « manquements éducatifs et sanitaires » envers ses deux enfants, entre 2020 et 2024, en les faisant vivre dans des conditions insalubres sur un terrain agricole isolé à Païta. C’est la grand-mère qui a tiré la sonnette d’alarme auprès de la province Sud, signalant que le garçon et la fillette, nés respectivement en 2020 et 2022, vivaient dans une cabane sans eau ni électricité, dans des conditions d’hygiène déplorables. Selon ses déclarations, les enfants étaient sales, présentaient des blessures inexpliquées, notamment une clavicule cassée jamais soignée, et se promenaient nus sur ce terrain non clôturé. Ces accusations avaient alors été prises très au sérieux par les autorités. Une enquête judiciaire avait aussitôt été déclenchée. Lors de leur visite de cette maison décrite comme un « taudis », les gendarmes avaient constaté un « grand désordre », des « ordures étalées » et entassées partout, des restes de nourriture laissés à même le sol, une « odeur de putréfaction » dans l’habitation, ainsi que des « matelas jaunis et sans drap » dans la chambre. Sur le terrain, les forces de l’ordre avaient également retrouvé un grand nombre d’animaux en liberté : des chiens, des chèvres, des boucs, des poules, des canards, des oies, etc. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Les parents ont été condamnés pour le délit de « soustractions à leurs obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation » de leurs enfants. Ils avaient grandi dans une cabane sans eau courante ni électricité, au milieu des déchets et des animaux en liberté.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



