Les élus ont adopté hier matin à la majorité, en seconde lecture, la loi du pays permettant notamment d’exporter le minerai fatal des réserves métallurgiques. Un vote qui envoie un signal positif à NBM, le repreneur potentiel de l’usine du Sud, en validant l’une des conditions essentielles à son offre de rachat.
La tentative de Paul Néaoutyine de faire échouer le texte aura été vaine. Le président de la province Nord, opposé aux exports de minerai au nom de la « doctrine nickel », avait demandé une seconde lecture de la loi du pays adoptée le 3 mars. Mais ce matin, rebelote, le texte a de nouveau été plébiscité par la majorité de l’hémicycle.
« Très clairement si ce texte n’avait pas été voté, c’était la fermeture de l’usine du Sud »
Revenons sur le nœud du problème. À l’origine, le texte déposé sur le bureau du Congrès en décembre 2023 visait à inverser la règle administrative en matière minière. Mais le 3 mars, deux amendements de Sonia Backes et Brieuc Frogier (Loyalistes) s’étaient invités dans la partie, introduisant une possibilité d’exporter certains minerais issus des réserves métallurgiques (Tiébaghi, Koniambo, Grand Sud). Ces amendements avaient suscité une levée de boucliers de la part des indépendantistes, qui avaient alors dénoncé « un coup d’État de droit » de la part des Loyalistes. Mais sans succès. La proposition de loi du pays avait été adoptée par 28 voix (Rassemblement, Intergroupe Loyalistes et Intergroupe Éveil océanien-Calédonie ensemble) contre 23 (Union nationale pour l’indépendance et UC-FLNKS et Nationalistes).
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