Dix-huit mois après les émeutes, l’économie calédonienne termine l’année 2025 dans un état de stagnation profonde. Si l’hémorragie massive des emplois semble s’être interrompue, le marché du travail reste « contraint » et l’activité atone, selon les derniers indicateurs de l’ISEE.
« Fin 2025, l’activité reste enlisée ». C’est en ces termes que l’Institut des statistiques et des études économiques (ISEE) définit la situation au 4e trimestre 2025. Si les pertes massives d’emplois enregistrées en 2024 sont derrière nous, en revanche, fin 2025, les effets de la crise restent visibles sur le marché du travail et sur le tissu économique.
Un marché du travail « en phase d’atterrissage » après les émeutes
Le principal enseignement du tableau de bord du 4e trimestre 2025 est la stabilisation relative des effectifs salariés. Après les pertes abyssales de 2024, l’emploi salarié privé s’est maintenu autour de 56 000 personnes en septembre 2025. Cette stabilité se traduit par une baisse trimestrielle modérée de 0,5 %. L’ISEE note que « cette baisse reste sans commune mesure avec les pertes massives observées en 2024, laissant entrevoir une phase d’atterrissage plutôt qu’une poursuite de la dégradation ». Toutefois, la plaie reste béante : sur un an, le secteur privé affiche 1 200 salariés de moins, un chiffre qui vient s’ajouter aux 11 400 emplois déjà détruits en 2024. Le secteur public n’est pas épargné, subissant une diminution de 3 % de ses effectifs sur un an, principalement portée par la baisse du nombre de contractuels.

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Légende photo : En 2025, le secteur privé a perdu 1 200 salariés, un chiffre qui vient s’ajouter aux 11 400 emplois déjà détruits en 2024.
Béryl Ziegler



