Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés à Nouméa mardi 31 mars pour réclamer le dégel du corps électoral, à la veille de l’examen du projet de loi constitutionnelle à l’Assemblée nationale.
Sous un soleil de plomb, environs 2 500 personnes selon les forces de l’ordre ont répondu à l’appel de l’association Un Cœur, Une Voix. Des drapeaux français, quelques slogans « Respectez la démocratie ! » pour un cortège qui entendait peser sur les débats parisiens. Car le lendemain, mercredi 1er avril, à Paris, les députés de l’Assemblée nationale entament l’examen du projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie. Ce gel, inscrit dans les accords de Nouméa, réserve le droit de vote aux élections provinciales aux personnes résidant sur le territoire avant le 8 novembre 1998 et à leurs descendants remplissant certaines conditions. Résultat : des milliers de résidents, parfois établis depuis plusieurs décennies, payant leurs impôts, ayant fondé une famille et construit leur vie en Calédonie, se trouvent exclus du scrutin qui détermine pourtant leur quotidien. C’est contre cette situation que la foule s’est mobilisée ce mardi.
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Claire Rio-Pennuen



