Il y a quelques jours, dans un long communiqué, la FEINC appelait à la résolution d’urgence de la crise institutionnelle au nom de la sauvegarde de l’économie. Un collectif de partenaires sociaux vient de rendre publique une enquête qui parle d’elle-même.
Et l’enquête dresse tout d’abord un constat. Les émeutes de la CCAT, en mai 2024, ont fait baisser le PIB de 22,5, détruit entre 13 000 à 15 000 emplois, provoqué l’effondrement de l’investissement, du crédit et la contraction de la masse monétaire, tandis que dans le même temps, les transactions immobilières ont chuté de 92 %. Et tout cela a provoqué la perte de 60 milliards de francs de recettes fiscales.
L’enquête a été menée auprès de 776 entreprises, représentant près de 20 % de l’emploi privé. Elle met en évidence une dégradation rapide de la situation économique en Nouvelle-Calédonie. En effet, selon les résultats, près d’une entreprise sur deux dispose de moins de trois mois de visibilité et de trésorerie et 34 % des chefs d’entreprise interrogés déclarent que leur priorité est désormais la survie. « Ces niveaux, indique l’enquête, sont largement supérieurs à ceux observés lors de la crise sanitaire ». Par ailleurs, 25 % des entreprises envisagent de réduire leurs effectifs, soit 19 % des effectifs pour les entreprises concernées et près d’un quart pourraient cesser leur activité. Or, il y a un horizon puisque l’enquête souligne que le diagnostic est sans ambiguïté, à savoir que sans visibilité, il n’y a pas de reprise possible. D’ailleurs 90 % des entreprises considèrent qu’aucune relance durable n’est possible sans cadre institutionnel stabilisé.

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N.V.



