Sonia Backes : « Les électeurs ont favorisé l’union »

Les urnes ont parlé et délivré des messages forts et clairs. Nous en dressons le bilan en compagnie de Sonia Backes, cheffe de file des Loyalistes et présidente de la province Sud.

On peut tirer de nombreux enseignements de ces élections municipales qui ont réservé un certain nombre de surprises, mais aussi de confirmations. Le bon résultat des Loyalistes n’est-il pas le principal enseignement de ce scrutin ?

Oui, les très bons scores des Loyalistes sont le principal enseignement de ces municipales. C’était la première élection depuis la fin des événements. Bien sûr, il y a eu les législatives en plein pendant les émeutes, mais c’était un peu particulier. Là, c’est le premier scrutin qui se tient post-crise, et donc je pense qu’il y avait une attente forte de prendre le pouls de la population. Ce que ces élections démontrent, c’est que tous ceux qui ont tenu une ligne claire, qui ont affirmé des positions sans ambiguïté, l’emportent et c’est quand même un bon signal. Ça veut dire que le fait qu’on ait assumé nos positions en matière de modèle de société, notamment sur la sécurité et sur le fait de faire payer ceux qui ont cassé, paie. Mais ce qui est notable, ça n’est pas seulement la victoire des Loyalistes. Je trouve que la progression de l’UNI, dans le Nord en particulier, comme la défaite de Gilbert Tyuienon, sont des signaux qui démontrent quand même que, dans son ensemble, la population, et pas seulement la population non-indépendantiste, sanctionne la violence. Et je pense que ça, c’est quand même un message important, notamment vis-à-vis de Paris, à un moment où on va avoir à essayer de trouver une solution de sortie. Oui, je pense que c’est important.

Pensez-vous, comme certains, qu’il y a eu un effet « 13 mai » et un effet « Accord de Bougival » dans ces élections ?

Les deux. Évidemment, ces municipales n’étaient pas qu’une élection pour ou contre Bougival. Il y a des gens qui ont voté pour nos candidats sans être forcément pour Bougival. Je crois qu’il y a un ensemble. Je crois que c’est surtout la clarté, le fait d’assumer des positions, de dire tout haut ce que les gens ressentent. De proposer des solutions claires. Il y a eu une sanction de ces candidats qui, finalement, ont négligé la réalité de l’insécurité, ont négligé la frustration des Calédoniens par rapport aux injustices. Je pense que ça, c’était important. Ils se sont retrouvés en tout cas en majorité dans notre discours de vérité. Ils ont aussi valorisé, je crois, la force de l’union. Je pense que le fait de voir qu’on est capable, avec Nicolas Metzdorf et avec Gil Brial notamment, de maintenir cette force de l’union, ils nous en ont remercié en votant pour nos listes.

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Propos recueillis par Nicolas Vignoles

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