Le 28 octobre 2024, le président du Mouvement républicain calédonien (MRC) et premier vice-président de la province Sud a comparé le mouvement de la CCAT à des « nazis à peau noire » sur la radio RRB. Poursuivi pour injure publique à caractère racial, le responsable loyaliste a assumé ses propos devant le tribunal correctionnel de Nouméa. La décision est attendue le 27 mars.
Philippe Blaise n’est pas venu faire acte de repentance devant la justice. Cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Nouméa, mardi, le président du Mouvement républicain calédonien (MRC) et premier vice-président de l’assemblée de la province Sud n’a pas renié les propos « durs » et « combatifs » qu’il avait tenus lors d’une interview sur Radio Rythme Bleu (RRB), le 28 octobre 2024, à l’encontre des « extrémistes » de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). Les principaux membres de cette organisation, considérée comme le bras armé de l’Union calédonienne dans la lutte contre le dégel du corps électoral, et qui n’a ni existence juridique ni personnalité morale, sont soupçonnés d’avoir été les instigateurs des violences insurrectionnelles déclenchées à partir du 13 mai 2024. Ces troubles ont duré plusieurs mois, faisant 14 morts, d’innombrables blessés et causant des milliards de francs de dégâts. Au cœur de cette procédure de citation directe pour injure publique à caractère racial, engagée par l’Union calédonienne et quatre militants indépendantistes (lire ci-contre), une phrase prononcée en direct par Philippe Blaise alors qu’il était interrogé sur la visite des leaders de la troïka du Forum des îles du Pacifique venus constater la situation sur le Caillou : « c’est un mouvement de nazis à peau noire, la CCAT c’est un mouvement de nazis à peau noire, c’est ça la réalité ».
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




