Le 24 février 2020, Mehdi, 31 ans, perdait la vie dans un accident de moto à Païta. À l’audience du tribunal correctionnel de Nouméa, sa famille, d’une grand dignité, a raconté un deuil impossible, tandis que l’automobiliste impliqué a été reconnu coupable et condamné.
Six ans, presque jour pour jour, se sont écoulés, mais le visage de Mehdi ne les a jamais quittés. Comment surmonter la disparition tragique d’un fils, d’un frère ? Comment accepter l’absence d’un homme au « corps de rugbyman », à la « force tranquille » et au « cœur sur la main », mécanicien chez Aircalin, qu’ils ne serreront plus jamais dans leurs bras ? Comment continuer à vivre avec ce deuil, cette peine infinie ? La famille de Mehdi, décédé brutalement dans un accident de la route à Païta le 24 février 2020, a trouvé les mots justes devant le tribunal correctionnel de Nouméa pour exprimer leur angoisse, leur chagrin et « cette douleur lancinante » qui ne les quitte plus. Son inséparable sœur se marie dans les prochains mois et il ne sera pas là « pour m’accompagner ». « Mehdi, cela veut dire sage en arabe. Il portait bien son prénom », présente celle qui le pensait « indestructible ». « La vie continue tant bien que mal depuis six ans. Ce drame a brisé notre famille qui était unie. C’était notre pilier. On va devoir vivre avec ce fardeau jusqu’à la fin de nos jours », témoigne sa sœur.
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Légende photo : Le père et la sœur de Mehdi ont évoqué devant le tribunal correctionnel de Nouméa « cette douleur lancinante » qui ne les quitte plus depuis le drame.
Jean‑Alexis Gallien‑Lamarche



