Les habitants du Mont-Dore, parfois encore considérablement meurtris par les émeutes de mai 2024, veulent voir la commune se relever. Economiquement évidemment, alors que les stigmates sont encore bien visibles dans quelques quartiers, mais surtout socialement alors que certains veulent croire à un semblant de « vivre-ensemble ».
10 heures, dans le bureau numéro 1, installé dans la salle d’honneur de la mairie, il n’y a pas foule. Les électeurs s’enchaînent tout de même au compte‑gouttes pour voter. Même chose dans la salle des mariages, à quelques pas seulement, qui accueille le bureau de vote numéro 23. Une image finalement récurrente en cette fin de matinée, quels que soient les bureaux, quels que soient les quartiers. Pourtant, pour les électeurs ayant déjà fait le déplacement, ce vote est important. « Les municipales, ce sont sûrement les élections les plus concernantes pour nous. On choisit un peu quel sera notre quotidien dans les années à venir », avance David, qui est venu voter en compagnie de sa fille, âgée de 7 ans. Mais alors, qu’attend‑il du prochain maire ? « Plein de choses », répond‑il du tac au tac, sourire aux lèvres.
S’il refuse d’en dire plus, comme pour préserver intact le secret de son vote, d’autres se montrent parfois plus loquaces. À la sortie de l’école Louis‑Henri Galinié, à Robinson, Marie, encore marquée par la crise insurrectionnelle de mai 2024, met l’accent sur la sécurité. « On ne veut plus revivre ça, il faut que ça change sur la commune. C’est Saint‑Louis bien évidemment, mais pas seulement, » souffle‑t‑elle. « On se sent parfois un peu comme le vilain petit canard, un peu coupé du monde, isolé, alors que le Mont‑Dore, c’est tellement beau. »
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Légende photo : A la mairie du Mont-Dore, le flux d’électeurs était continu durant la matinée.
Claire Gaveau




