Dès 8 heures, les électeurs de Païta se sont présentés dans le calme pour ces élections municipales. Un scrutin vécu comme une opportunité de changement.
Au Dock socioculturel d’abord, le ton est donné dès les premières heures. Françoise, retraitée depuis trois ans, résume l’enjeu communal avec pragmatisme, jugeant qu’il faut « redynamiser cette ville et faire en sorte que nos petits‑enfants aient des activités ». Elle n’oublie pas la dimension politique plus large du scrutin, rappelant que ce sont les élus municipaux qui déterminent in fine la représentation sénatoriale : « Si on veut être représentés correctement, il faut faire le nécessaire ». Elle déplore au passage des infrastructures négligées, relevant que pour une commune comme Païta « le bord de mer était pratiquement inaccessible » et les routes « tout le temps défoncées ». Tamolé, en recherche d’emploi, exprime quant à elle une attente pour l’avenir, souhaitant avant tout que ses enfants « aient un avenir et pas ce que nous, on a subi ». Lionel, retraité, attend lui du futur élu qu’il commence par s’intéresser aux quartiers, relevant que « les rues ne sont pas baptisées » et appelant à « mettre de l’ordre à tout ça ». Madone, résidente de la commune depuis 26 ans, espère que le futur maire prendra en compte les habitants « au niveau de la sécurité, du cadre de vie, et surtout pour la jeunesse qui est devenue en perdition », convaincue que « la jeunesse a besoin d’un cadre, d’un environnement serein pour mieux s’épanouir ». Xavier*, retraité présent sur la commune depuis 28 ans, résumait l’état d’esprit général de manière lucide : « C’est bien souvent des grands mots, mais en connaissant les personnes, ça aide à avoir une idée de la perspective de ce qui va se passer ».
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Claire Rio‑Pennuen




