Un homme de 20 ans a été incarcéré au Camp-Est pour purger une peine d’un an de prison, dont six mois avec sursis probatoire, après avoir commis un cambriolage le 4 mars, à Dumbéa.
Ce matin-là, il était parti à la rivière avec cinq complices avant de décider de s’attaquer à une maison située sur le lieu-dit « La Pépinière ». La bande a commencé par forcer la baie vitrée d’un premier chalet, fouillant toutes les pièces, avant de pénétrer dans la maison principale. Là, ils ont déclenché l’alarme, sans pour autant être dissuadés de poursuivre leurs recherches. Le propriétaire, alors à l’étranger, a été notifié de l’incident sur son téléphone et a immédiatement prévenu les gendarmes. Les voleurs ont ensuite pris la fuite dans les brousses, emportant avec eux une télévision, un ordinateur, une enceinte, une carabine, un gomme-cogne, des couteaux, de l’alcool, du linge, des boulettes de viande et du chocolat.
Jugé devant le tribunal correctionnel de Nouméa mardi, le prévenu a nié sa participation, malgré ses aveux en garde à vue. « Ce n’est pas moi, j’étais chez ma tante ce jour-là », a-t-il assuré. « J’ai inventé les faits pour sortir plus tôt de garde à vue. » Déjà condamné à cinq reprises pour des cambriolages, il présente, selon la procureure Hélène Gaudet, « un profil problématique qui ne respecte aucune décision de justice ». Son avocate, Me Anne Saudeau-Faivre, a plaidé le doute : « Il n’existe aucun élément matériel dans le dossier, hormis ses aveux. Il a 20 ans et il n’a pas supporté la pression des gendarmes. » Le tribunal n’a pas été convaincu par son alibi et l’a reconnu coupable.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




