À Nouméa, la Brigade des moyens aériens et la Direction de l’aviation civile ont mené un contrôle conjoint d’un opérateur professionnel. Objectif affiché : pédagogie, sécurité et respect de la réglementation.
Lundi, sur le parvis de la Cathédrale Saint-Joseph, un drone s’élève à une vingtaine de mètres du sol. Autour, policiers et agents observent attentivement la scène. L’opération n’a rien d’anodin. Elle s’inscrit dans une campagne de contrôles conjoints menée par la Brigade des moyens aériens (BMA) et la Direction de l’aviation civile (DAC) afin de vérifier la conformité des vols professionnels en agglomération. Créée en janvier 2025 au sein de la direction territoriale de la police nationale, la BMA est née dans un contexte particulier. « Elle a été créée à la suite des émeutes. On n’avait pas de brigade, on a des renforts des collègues de Métropole qui sont venus avec des drones pour pouvoir travailler. Et à ce moment-là , on s’est dit, il faut monter une brigade localement », raconte le brigadier-chef Fabian Lefebvre. Composée de trois télépilotes permanents et de renforts ponctuels formés à la lutte anti-drone, l’unité assume deux missions principales. « Les survols pour nos missions administratives et judiciaires », détaille le brigadier-chef, mais aussi « le contrôle des exploitants dronistes professionnels ou les dronistes de loisirs ».
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Claire Rio-Pennuen



