Dans tout notre maelstrom de soucis et d’inquiétudes (et Dieu sait qu’il y en a une palanquée), il y a notre système électrique. C’était d’ailleurs un thème qui s’est invité dans les négociations, au même titre que le nickel, le RUAMM et les comptes sociaux, et pour le sauvetage duquel l’aide de l’État a été sollicitée. L’État a donc aidé, et l’on peut imaginer que notre système électrique va pouvoir enfin s’en sortir, et retrouver de l’allant. Cela étant, pour l’heure, quelques difficultés subsistent, comme le fait de manquer de budget pour investir, ainsi dans des installations qui vieillissent, ce qui explique notamment l’une des coupures que nous avons connues ces derniers temps. La question du financement est prégnante, surtout lorsqu’on sait que, consécutivement aux émeutes, on a enregistré une baisse conséquente de 10 % des abonnements, à laquelle s’ajoute la diminution de consommation des usines de nickel, ce qui fait donc des recettes en moins ! Alors les Calédoniens, eux-aussi, sont sollicités, et ça grogne évidemment. Alors que beaucoup sont déjà surpris par la hausse de leurs factures mensuelles, ils ont subi plusieurs augmentations successives de tarifs, et pourraient même en connaître d’autres. C’est sans doute le prix à payer pour disposer d’un système électrique efficace.
Nicolas Vignoles




