Adopté au Sénat, le texte de Loi constitutionnelle est maintenant attendu à l’Assemblée nationale, pour examen et vote. Les séances sont programmées pour après les élections municipales, à la fin du mois.
C’est sans doute vers le 30 mars prochain que les députés seront saisis du texte, d’abord en commission des lois, puis en séance plénière. Pour Bougival et son prolongement Élysée-Oudinot, ce passage à l’Assemblée est l’écueil le plus important, du fait que le gouvernement qui soutient le texte ne dispose pas d’une majorité naturelle, mais va devoir la créer autour de ce texte pour obtenir sa ratification. Et pour l’heure, si l’on s’en réfère aux positions déclarées des uns et des autres, il n’y a pas de majorité pour Bougival. En effet, l’extrême-gauche LFI est contre, ainsi que les communistes et les écologistes, les socialistes ont annoncé qu’ils ne voteraient pas le texte, et le Rassemblement national traîne la patte. C’est pour cela que les indépendantistes de l’UC-FLNKS ou le sénateur Georges Naturel, opposé à l’accord, proclament que « cette révision constitutionnelle n’aboutira pas ». C’est aussi pour cette raison que les Loyalistes et le Rassemblement ont annoncé continuer, aux côtés des autres signataires des Accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot, « à mobiliser l’ensemble des responsables nationaux afin qu’ils mesurent pleinement les enjeux liés à l’adoption de cette réforme constitutionnelle, essentielle à l’avenir des Calédoniennes et des Calédoniens ». C’est enfin parce que le risque d’un rejet des accords est grand, que les appels à la responsabilité lancés aux députés se multiplient. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.



