Le procureur de la République, Yves Dupas, a communiqué sur plusieurs enquêtes en cours pour « provocation à la haine ou à la violence en ligne, menaces proférées à l’encontre des élus par des internautes sur les réseaux sociaux ».
Le 17 février dernier, un homme de 26 ans, s’est vu infliger une peine de 140 heures de travail d’intérêt général, assortie d’une peine de quatre mois d’emprisonnement en cas d’inexécution du travail. Cet homme, sans aucun antécédent judiciaire, s’était rendu coupable de menace de mort ou d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes. Le 27 septembre dernier, sur le réseau Tik Tok, il avait ainsi publié un commentaire, en réaction à un message du député Nicolas Metzdorf disant, « il faut couper la tête à ces gens là, qui dénigrent le Kanak à chaque publication où qu’ils ouvrent leur bouche ». Placé en garde à vue, il avait été présenté au parquet dans le cadre de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité pour des faits commis.

Des enquêtes en Métropole
Des enquêtes similaires ont lieu en Métropole. Les enquêteurs de la brigade de recherche de Nouméa ont ainsi identifié une personne, en Mayenne, à a des menaces de mort contre Victor Tutugoro. Sur la page Facebook « Infos pays », l’auteur présumé avait publié sous la photographie de Victor Tutugoro, « si la France te félicite , c’est que tu as trahi ton peuple… Les collabos savent ce qui les attend ». Dans cette procédure, indique le Procureur, « l’enquête sera poursuivie par le parquet du lieu du domicile du mis en cause, territorialement compétent ».
Il en est de même pour un homme domicilié en Charente qui, sur la page Facebook « Coup de gueule NC », et encore une fois à l’encontre du député Metzdorf, avait publié le commentaire suivant : « Ce vicieux avec ses sabots venus d’Europe qui ne cesse de semer la zizanie dans les esprits , va finir un jour avec la tête coupée, comme ils l’ont fait avec Apa Nounou AtaÏ .. ». L’auteur présumé sera lui aussi poursuivi. « Je tiens à rappeler, précise le procureur de la République, que ce type d’agissements délictueux constituent des atteintes intolérables aux élus de la République et au fonctionnement des institutions démocratiques, justifiant une réponse pénale rapide et ferme », ajoutant que « les services d’enquête mettront systématiquement en œuvre tous les moyens d’enquête pour identifier et interpeller les internautes qui se livrent à ces messages menaçants ou haineux ».
Nicolas Vignoles




