Le Syndicat des opticiens-lunetiers de Nouvelle-Calédonie entend bien que sa proposition de réforme du parcours optique aille jusqu’à son terme. Il compte sur le CESE.
Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a lancé un dispositif citoyen de pétition, grâce auquel il peut se saisir de n’importe quelle problématique dès lors que les pétitionnaires dépassent le nombre de 400. Et c’est le cas de la pétition portée par le Syndicat des opticiens-lunetiers (SOLNC) qui précise que « ce seuil atteint en moins d’un mois après sa mise en ligne traduit une mobilisation forte des Calédoniens face aux difficultés d’accès aux soins visuels ». Alors que la Nouvelle-Calédonie compte environ trente magasins d’optique répartis sur le territoire, le syndicat rappelle que sa proposition vise à « permettre aux patients de plus de 16 ans d’obtenir leurs lunettes grâce à une prescription établie par un médecin généraliste et un examen de vue réalisé par un opticien-lunetier dans un cadre réglementé ».
Le gouvernement très hésitant
Le gouvernement a répondu à cette proposition par une sorte de ni oui ni non, proposant d’accroître le rôle des orthoptistes, mais n’autorisant pas les opticiens à agir. Ce qui conduit le SOLNC à préciser « qu’au regard du nombre limité de professionnels actuellement en exercice sur le territoire, cette mesure, à elle seule, ne saurait répondre à la demande globale et à l’urgence rencontrée par la population ». Et par ailleurs, les ophtalmologistes ont fait part de leur désaccord concernant la proposition du syndicat. « Les signatures restent ouvertes jusqu’au 23 mars, explique le syndicat. La dynamique continue, et chaque soutien supplémentaire renforce la portée de cette démarche. »
Nicolas Vignoles




