« Des résultats désastreux », c’est ainsi que les analystes commentent la publication des chiffres 2025 du groupe Eramet. Et les conséquences n’ont pas tardé à se faire sentir.
A la bourse de Paris, l’action Eramet a connu un véritable krach, plongeant en une seule journée de 20 à 22%, passant de 60 euros (7 200 francs) à 46 (5 520 francs). Les forums d’investisseurs et les plateformes spécialisées dans la bourse ont qualifié ce mouvement de « vente panique ». Si Eramet avait terminé 2024 avec un léger bénéfice, l’année 2025 s’est achevée sur une perte nette de 470 millions d’euros (56,4 milliards de francs) ! Pour faire face à cette situation alarmante, le groupe a annoncé un certain nombre de mesures drastiques. D’abord une augmentation de capital de l’ordre de 500 millions d’euros (60 milliards de francs). Par ailleurs, les dividendes seront gelés sur plusieurs années, les actionnaires ne toucheront donc plus aucune rémunération, mais il est aussi évoqué la vente potentielle d’actifs, et parmi ceux-ci se pose la question de la SLN. Les investisseurs se demandent si le groupe pourra « rebondir ». Toutefois, d’autres spécialistes assurent que c’est encore une fois le soutien de l’État qui pourrait éviter au groupe français de connaître une crise plus profonde.
SLN : retrait d’un actionnaire
Ces annonces interviennent alors que le groupe subit une crise interne, avec le limogeage de son ancien PDG, Paulo Castellari, et la suspension de son directeur financier, Abel Martins-Alexandre, Christel Bories, l’actuelle PDG assurant l’intérim.
Concernant la SLN, il a été annoncé que les besoins financiers de la SLN seront à nouveau couverts par l’État français en 2026. Dans le même temps, un actionnaire minoritaire de la SLN, le japonais Nisshin Steel, « a fait part de sa volonté de sortir du capital de la SLN et a sollicité Eramet pour acquérir sa participation de 10 % pour un montant symbolique dans les prochaines semaines. Eramet a répondu favorablement à cette demande qui n’impacte pas l’exposition économique du Groupe. Cette opération est destinée à préserver le maximum de flexibilité dans le cadre des travaux sur l’avenir de la SLN ».
Nicolas Vignoles




