Le drame calĂ©donien actuel tient au fait que l’avenir de la Nouvelle-CalĂ©donie se joue quand la politique nationale n’a plus que la prĂ©sidentielle en tĂŞte. Comme aux pires heures de ses annĂ©es de cendre, la Nouvelle-CalĂ©donie est redevenue un enjeu de politique nationale, oĂą l’intĂ©rĂŞt partisan l’emporte largement sur l’intĂ©rĂŞt de la Nation. NaĂŻma Moutchou comme les signataires de Bougival ont beau appeler les uns et les autres au sens des responsabilitĂ©s, rien n’y fait ! Voter Bougival, semble-t-il, serait donner quitus Ă Macron et ça, de l’extrĂŞme-droite Ă l’extrĂŞme-gauche les partis n’y consentent pas. Et cette pantomime Ă©lectorale pourrait bien nous coĂ»ter cher, nous dont l’avenir demeure coincĂ© dans un brouillard opaque, créé par la lâchetĂ© de l’État, les violences de la CCAT, les reculades de l’UC et la pusillanimitĂ© des autres. « Rien ne se dĂ©cidera sans les CalĂ©doniens » entend-on Ă©galement Ă Paris, comme s’ils n’avaient pas dĂ©jĂ dĂ©cidĂ© Ă trois reprises puisque l’accord de NoumĂ©a les avait obligĂ©s à se prononcer trois fois en cas de Non Ă l’indĂ©pendance ! Dans une Tribune, les socialistes ajoutent donc de la dĂ©sespĂ©rance Ă des CalĂ©doniens qui n’en peuvent plus de constater que l’on accorde une prime politique Ă Â ceux qui ont tout dĂ©truit, au dĂ©triment des dĂ©mocrates, et que leurs chefs sont reçus par la RĂ©publique, plutĂ´t que d’être Ă la barre des prĂ©toires.Â
Nicolas Vignoles



