Il n’y avait pas que des élèves, leurs parents et leurs enseignants aux portes des établissements scolaires pour cette rentrée 2026. Il y avait aussi des policiers et des gendarmes pour en assurer la sécurité, et de fait, familles et professeurs interrogés se disaient « rassurés ». Outre qu’il s’agissait d’éviter quelques débordements, la mission était aussi de fouiller sacs et cartables à la recherche de stupéfiants bien sûr, mais aussi d’armes blanches ! Et pour le coup, c’est ça qui était stupéfiant ! Excusez ma naïveté, mais nous vivons donc dans un monde et une société où il convient de déployer policiers et gendarmes pour une rentrée scolaire, et s’assurer que les élèves ne viennent pas au lycée ou au collège, armés jusqu’aux dents ! Et tout le monde a l’air de trouver ça normal, et s’offusquerait presque que les forces de l’ordre ne soient pas dans la rue ce jour-là. Autorités politiques, administratives, judiciaires et scolaires devraient s’interroger sur les motivations qui poussent des jeunes à venir en cours avec des crans d’arrêt et autres modèles de couteaux. Pour se défendre ? Pour attaquer ? Pour planter leur prof comme ça s’est tant vu hélas en métropole ? Triste constat, amères perspectives… Il est bien mort le temps où l’école était le siège de l’autorité et de la discipline, et n’avait pas besoin de déploiement de forces un jour de rentrée.
Nicolas Vignoles



