Du bateau du pêcheur à l’assiette du consommateur : c’était la philosophie de ce Fish Market de samedi, dédié pour sa première édition au bossu doré, le poisson de la saison. Une initiative qui veut aussi redynamiser le Marché de la Moselle.
Trouver des débouchés pour les produits de la pêche et faire venir les consommateurs directement au contact des professionnels, ce sont les principaux objectifs du tout premier Fish Market qui s’est tenu samedi matin au marché de la Moselle. L’événement était organisé par la Fédération des pêcheurs professionnels côtiers de la province Sud et la Chambre de l’agriculture et de la pêche. « Le consommateur peut venir et directement acheter des produits tout frais, qui viennent d’arriver. Cela met en avant la pêche locale, et le bossu doré, qui est le poisson de la saison », affirme Jean-Christophe Niautou. « La Chambre de l’agriculture et de la pêche est aujourd’hui résolument orientée vers les marchés de proximité », poursuit le président de la CAP-NC.
« Augmenter la part des produits locaux dans l’assiette des Calédoniens »
« Nous avons développé cette stratégie depuis plusieurs années déjà, et l’avons accentuée après mai 2024. Ça permet aussi de promouvoir et valoriser le manger local. C’est toute l’ambition que nous portons : augmenter la part des produits locaux dans l’assiette des Calédoniens ». Deux débarques de poissons ont eu lieu samedi matin, à 7h30 et à 8h30, et ont attiré les curieux comme les clients. Les produits sont ensuite vendus sur les étals. Les prix ont été revus légèrement à la baisse, dans un esprit gagnant-gagnant. Ce Fish Market permet de redynamiser des ventes qui sont à la peine depuis les émeutes : « les revendeurs évoquent une baisse du chiffre d’affaires de 30 à 50%, comme de très nombreuses entreprises en Nouvelle-Calédonie », indique Benoît Beliaeff, le président de la Fédération des pêcheurs professionnels côtiers de la province Sud. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : « Les clients du marché de la Moselle, habitués ou venus pour l’occasion, sont venus assister à la débarque du poisson ».
Isabelle Peltier



