L’Éveil Océanien a dévoilé samedi sa stratégie pour les municipales devant plus de 700 militants et sympathisants, selon les organisateurs, réunis au dock socio-culturel de Païta. Au-delà de ces premières échéances électorales, l’EO veut incarner « la voie médiane » avec son partenaire Calédonie Ensemble.
« Alternative, le Nous ». Et puis ces trois mots : « centrale, progressiste, sociale », affichés sur l’écran devant quelques centaines de militants et sympathisants EO réunis samedi matin lors d’un conseil politique dans la salle du dock socio-culturel de Païta. Dans la chaleur écrasante et les parfums des traditionnels colliers de fleurs et de graines, les femmes tentent de se rafraîchir avec leurs éventails tandis que sur la scène les ténors du parti se succèdent pour expliquer leur vision pour 2026. Une année « déterminante », selon Vaimu’a Muliava, « puisqu’elle va donner la direction du pays ». Milakulo Tukumuli, Petelo Sao, Veylma Falaeo et Vaimu’a Muliava partagent la scène avec Philippe Dunoyer.
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Isabelle Peltier
Expliquer Bougival et Elysée-Oudinot aux militants
La première partie du conseil politique de l’Éveil Océanien a été consacrée à expliciter aux militants du parti les raisons de la participation de leurs élus aux discussions parisiennes, et surtout celles de la validation de l’accord Élysée-Oudinot. En cause, des « tensions » concernant, ce que l’Éveil et Calédonie Ensemble, appellent l’hyperprovincialisation. « Nous avions interrogé nos militants sur notre participation au rendez-vous avec le président de la République dans le contexte de l’absence de l’UC-FLNKS. Ils nous avaient mandaté pour lutter surtout contre cette idée qui prospère, qui est celle de l’hyperprovincialisation, et aussi pour trouver un accord économique et social. Parce que 2026, c’est quand même l’année où les retraites s’évaporent : les anciens sont inquiets, et puis pour tous il y a le quotidien, avec l’absence de travail et les problèmes d’argent. On a donc souhaité leur faire un retour et préciser comment cet accord économique était partie liée à l’accord institutionnel, et pourquoi il a fallu s’engager », a indiqué Vaimu’a Muliava.




